Youpla-boum, me voilà remontée à bloc pour un bon moment, c’est moi qui vous le dit ! Deuxième tome du cycle d’Alamänder, et deuxième expérience de lecture complètement… Incongrue, farfelue, géniale ? Une chose est sûre : une petite baisse de moral se fait ressentir ? Lisez Alamänder ! Le meilleur anti-dépresseur connu à ce jour :)

Ce deuxième tome reprend là où le premier se terminait… Littéralement : le récit commence au chapitre 18. Nous retrouvons Maek et Ninfell, mais également Jon, Vance, Edrick, Ernst, Retzel… Et tous les autres. Encore une fois, les deux groupes possèdent leur « espace-temps » propre : quand nous passons plusieurs années auprès de Ninfell, toujours dans les Macrovores et cette fois-ci chargé d’une mission sacrée – établir l’école T’Sank – l’action côté Ker Fresnel se concentre sur quelques semaines à peine, et est… Particulièrement… Intense. C’est le moins que je puisse dire ! Rebondissements, retournements de situations, révélations totalement improbables, entrées en scène de personnages… Choses… Bidules… bien peu ragoûtants, mais somme toute très sympathiques, complots, sur-complots, sur-sur-complots, empoisonnements de courtoisie, courses poursuites dans les artères géantes d’un Dieu… Bref, Le Mehnzotain ne nous offre pas une minute de répit.

Ni à nos zygomatiques, d’ailleurs : si ce deuxième opus est plus sombre que le premier, il n’en reste pas moins truculent : j’ai encore eu droit aux innombrables regards en coin de Chéri, à chaque pouffement bien mal contrôlé. Il faut dire que, même quand Alexis nous parle des méthodes peu orthodoxes de Ninfell pour mettre un terme à la vie de son prochain, il y a ce petit je-ne-sais-quoi qui nous titille le coin de la bouche. Pas la peine de te cacher sous des airs sérieux, Alexis, on t’a reconnu !

Tout de même, petite frustration avec l’absence (du moins, une présence fort fort atténuée en comparaison du premier tome) d’un de mes personnages chouchous : Retzel. Ce petit démon épileptique absolument insupportable mais extrêmement attachant… à sa manière. Fort heureusement, la postface nous rassure sur ce point : l’adorable petite chose sera bien plus présente dans l’opus suivant. Reste à savoir si on ne va pas le regretter ! Pour compenser, nous rencontrons la fameuse Rachelle, dont Jon nous disait deux mots dans le premier tome : je dois avouer qu’elle m’a beaucoup plu, même si mon cœur n’a cessé de faire l’aller-retour entre elle et Vance. Une dure à cuire, à n’en pas douter, mais qui prend soin d’enfiler des gants rose fushia avant une partie de boxe. Encore un personnage complètement déjanté à ajouter à la galerie de portraits de M. Flamand !

Alors que j’avais passé plus d’une semaine et demi sur ma précédente lecture, j’ai dévoré celle-ci en moins de deux. Il faut dire que la légèreté de l’ensemble est juste irrésistible : Alexis dose toujours justement l’humour qu’il instille à son roman, et ne tombe jamais dans le ridicule : il nous envoie là une bouffée d’air frais, et… ÇA FAIT DU BIEN.

Le Mehnzotain tient donc toutes ses promesses, si ce n’est plus : la fin premier tome m’avait mise au supplice, rappelez-vous. Que dire de celle-ci ?  J’ai passé les cent dernières pages avec les yeux exorbités, le souffle court. Pour un peu, j’aurais presque soupçonné l’auteur d’avoir imbibé l’exemplaire de quelque substance étrange. Mon cœur a fini figé dans ma poitrine, et je suis tombée de très haut : parce que, non content de nous faire rire, Alexis nous fait également tourner en bourrique. Jamais, JAMAIS je ne me serais attendue à cela. Et la toute fin, qui nous promet un troisième tome encore plus décoiffant ! Autant vous dire que je suis sur des charbons ardents.

Si ce n’est déjà fait, je vous invite donc (cordialement, hein, restons polis) à vous jeter sur cette série. A VOUS JETER DESSUS, A LA PLAQUER PAR TERRE ET A LA DÉVORER EN MOINS DE TEMPS QU’IL N’EN FAUT POUR LE DIRE. Je dirais même qu’il en va de votre santé mentale. C’est compris ? Bien.

En bref, un deuxième tome laaargement à la hauteur du premier, et une série à mettre entre toutes les mains : encore une fois, Alexis nous prouve qu’humour et qualité ne sont pas antinomiques. L’univers qu’il met en place est proprement stupéfiant, l’intrigue tient parfaitement la route et nous réserve de jolies surprises, et le ton frais et léger du roman est un véritable régal. Un combo irrésistible qui saura convaincre les plus sceptiques !

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Coup de cœur !

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