A lire absolument si on aime :
Un univers barré mais logique dans sa barritude
La fantasy mâtinée de steampunk
Les intrigues construites et les coups de théâtre

A éviter si on cherche :
Du classicisme
Des dragons
des héros indestructibles

L'avis du critique :
La suite du 1 et du 2. ;-)
Que dire ? Si vous avez lu mes fiches des deux premiers tomes, vous devez déjà savoir tout le bien que je pense de cette série complètement cinglée servie par une imagination jouissive. Nous retrouvons les personnages que nous aimons, Jon, Edrick, Rachelle, Vance, Maek, Retzel, et le remarquable roi Ernst XXX, qui incarne à lui seul la majesté du pouvoir et la rouerie de la politique. Plus vrai que nature.

Comme je ne voudrais pas spoiler pour ceux qui n’ont pas encore franchi le pas, sachez que vous trouverez dans ce tome 3 des armes de destructions massives végétales, un psychopathe en bocaux (en fuite. Si, dans Alamänder, on peut), plusieurs cataclysmes, des clins d’œil (ex un personnage nommé Daniche, sachant que l’illustrateur du roman est Alexandre Dainche), des jeux de mots, des dialogues tordants, un chapitre divin égaré au milieu (d’ailleurs, le chapitre 12 est perdu), des portes dimensionnelles, un magicien asiatique tisseur de concombres protecteurs, bref. J’allais recommander de poser son cerveau avant de lire, mais ce conseil ne convient pas, au contraire. Pour ce tome comme pour les autres, le lecteur se fera attentif pour capter la moindre réplique dont la substantifique moëlle sera exploitée des chapitres ou des tomes plus tard. Mémoire de poisson rouge, s’abstenir (ou alors faire comme moi : envisager de tout relire !). C’est drôle, mais construit et futé. Les personnages sont à l’avenant, hauts en couleur mais attendrissants.

Le petit plus du livre
:
quoi ? j’en n’ai pas dit assez ?
Bon, je vais me répéter, hein, c’est une constante de la maison, mais l’édition HSN et l’illustration de Alexandre Dainche sont à tomber. Ces livres sont beaux, voilà.
Et bien sûr, la postface en forme de scènes supplémentaires, délirante comme d’usage.

Dominique Lémuri pour L'Oeil du Lémurien - Lien vers l'article