Tome 3 : Le Xéol

Comme vous pouvez le constater, je n'ai pas attendu très longtemps avant de commencer ce tome 3. Bah ouais, quand on devient accro à une série on ne veut qu'une chose : la poursuivre afin de retrouver ce qui nous a charmés. Et encore une fois, Alexis Flamand a fait quelque chose d'énorme qui nous transporte dans un univers de plus en plus complexe.
 
Nous quittions Jon et compagnie sur une grosse révélation qui a fait basculer toutes nos idées et nos pensées. En tout cas pour moi, ça été le cas. J'ai donc repris cette lecture, en sachant d'avance que la suite me plairait car dans ce tome 3, je me doutais que l'action serait plus présente, ainsi que des informations données par l'auteur. Dans ce troisième opus, Jon et ses collègues se voient contraints de rejoindre le Locust, un improbable vaisseau, afin de rattraper Vilo, qui s'est enfuit de sa prison.
 
Vous vous doutez que ce voyage ne sera pas une partie de plaisir. Les Xéols choisissent ce moment précis pour sortir de leur cachette et montrer leurs vrais visages. Il est temps pour Jon et son équipe de sortir les armes et de mettre l'humour de côté, pour sauver leur pays.
 
Ce tome trois signe aussi le grand retour de mon petit chouchou : Retzel ! Il n'en rate jamais une, même si je trouve qu'il s'est un peu calmé depuis le tome 1. Je pense que lui aussi ressent ce côté oppressant qui s'agite de plus en plus. Je l'ai même aperçu sérieux, et je peux vous dire que venant de lui, c'est très, très bizarre !
 
Ici, vous ne verrez que très rarement l'extérieur, ce qui profite aux personnages pour parler politique d'Alamänder. Si parfois dans les romans je trouve que l'aspect politique peut vite soûler ou endormir, ici ça été tout le contraire ! Même si l'on connaissait un peu le fonctionnement du pays, on se rend vite compte que l'auteur ne nous a pas tout dévoiler. Il le fait tout en douceur, sans nous abrutir d'informations qui pourrait nous abattre. C'est ce que j'ai le plus apprécié de cet opus : l'action mêlée à la politique de ce monde.
 
Bien sûr, l'humour qui fait le charme du roman est toujours présent, mais à petite dose, pour laisser place aux soucis, aux actions, aux retournements de situation et aux vérités qui éclatent, encore et encore. Bon, je m'étais préparée à me prendre encore pire que le grand huit dans le visage, prévenue par ma bînome chérie et l'auteur lui-même mais... c'est un auteur sadique qui aime jouer avec les sentiments de ses lecteurs ! Et c'est ce qui fait que je l'aime d'autant plus : il arrive à me surprendre, me faire le détester, puis, la page d'après, me faire l'aimer de nouveau. De situations cocasses en situations cocasses, il parvient tout de même à rester simple et nous faire passer d'excellents moments.
 
Bon, je vous avoue que plusieurs fois j'ai fait des grimaces quand il décrit certaines scènes euh... choquantes, mais c'est ce qui fait un livre, tout ne peut pas être rose, c'est évident. Et sans tomber dans le gore et la lourdeur, il arrive à trouver les mots qu'il faut pour que l'on s'imagine comme il le souhaite ces fameux moments.
 
Tous les personnages sont tels qu'on s'attache obligatoirement à eux (sauf un, peut-être) qu'ils soient bons ou méchants. Et ça c'est quand même assez rare dans un livre, d'être triste de voir un méchant mourir, eh bien moi c'est arrivé, et je peux vous dire que ça fait bizarre. Même si j'ai détesté cette personne tout le long, je n'en ai pas moins apprécié, voire aimé sa présence. Ça peut paraître contradictoire, ça l'est, mais c'est ainsi. Alexis Flamand crée des personnages avec de caractères certes différents, mais des valeurs qui se rejoignent, ce qui les rend réels (à petite dose pour certains, quand même!)
 
Si la fin de ce tome 3 a fait couler quelques larmes, elles ont vite été taries par la postface, que je prends toujours autant de plaisir à retrouver. Il arrive à nous redonner le sourire et surtout, surtout, de nous frustrer de ne pas avoir la suite à portée de main !
 
En résumé, un tome 3 que j'ai bien apprécié tout autant que dévoré. Même si pour le moment, le tome 2 reste mon préféré (alors que mon chouchou est absent, allez comprendre), avec cette suite, mon cœur a encore fait des loopings vers la fin, et j'ai ri, été choquée, surprise. J'ai même aussi verser ma petite larme à la fin, ce qui peut être présenté comme une réussite ! Je vous conseille toujours autant cette saga, rien que pour le mélange incongru qu'elle propose : fantasy, humour, univers atypique, personnages uniques ! Ah et pis le plus important : un auteur très à l'écoute de ses lecteurs ! Et je n'ai que deux mots à dire pour conclure cette chronique : Marionnettes, action ! (Alexis, ça c'est pour toi hihi)
* Je remercie Céline Landressie et Alexis de m'avoir fait confiance et permis de lire ce troisième tome ♥ *
 
Justine P. pour Lire Une Passion - Lien Direct

Agenda

Prochaines dates :

Salon du Livre de Paris les 16 et 17 mars 2019

- Trolls et Légendes à Mons (Belgique) les 19, 20 et 21 avril 2019

- Imaginales à Épinal les 25 et 26 mai

A propos du Cycle

Les tomes du Cycle sont :

1. La Porte des Abysses

2. La Citadelle de Nacre

3. La Nef Céleste

10 bonnes raisons de lire Alamänder

- C'est encore mieux que Fantomette contre Sauron
- Vous voulez plagier un bouquin de Fantasy, pourquoi pas celui-là ?
- Vous aimez le blé carnivore
- Vous aimez les pieuvres en général
- Vous n'avez rien d'autre à faire pour le moment
- Vous êtes un adulte responsable, vous n'avez pas à vous justifier
- Vous voulez une excuse pour glander au boulot ( d'habitude vous lisez l'annuaire )
- Tellement de personnes disent du mal d'Alamänder que ça mérite le détour
- Vous êtes la cible d'un odieu chantage dont je suis l'instigateur pour vous obliger à le lire
- Vous ne le savez pas encore, mais vous allez mourir dans peu de temps. Pourquoi ne pas prendre les dernières minutes qui vous restent pour commencer un chouette bouquin ?

10 bonnes raisons de ne PAS le lire

- Vous êtes un canard, vous ne savez donc pas lire
- Vous êtes mort
- Votre belle-mère s'appelle Gisèle Alamänder
- Vous ne savez pas que ce roman existe et vous n'avez même pas internet, de toute façon
- Ça manque de sexe, de sang et de harengs
- Il n'y a pas de nain, de troll, de dragon, d'orque, de mort-vivant, d'elfe, d'elfe noir, d'elfe des forêts ni d'elfe des plages
- Je préfère SAS
(Oui, je sais, ça ne fait que 7 raisons. Vous ne pensez tout de même pas que je vais continuer à enfoncer mon bouquin, non ?)