Tome 3 : Le Xéol

Je vous le dis tout de suite, rien ne se passe comme prévu dans ce troisième tome qui se montre décidément à la hauteur des deux autres, et ce n'est pas peu dire ! Car la situation qui s'est patiemment construite dans les deux premiers tomes vole en éclat. Chaque chapitre apporte son lot de rebondissements et alimente le background de cet univers totalement original. Vous aviez soif de conflits ? Les Xéols passent à l'attaque ! On est pris dans cette histoire comme dans un tourbillon narratif qui nous mène toujours plus loin dans une intrigue brillamment construite. J'ai vraiment apprécié de me laisser emmener au fil des pages dans cette histoire remplie d'humour et de suspens.

Parlons-en, de cet humour ! Il est partout, et bien placé, le bougre ! Dans les situations, les personnages – avec le grand retour de Retzel, et même jusque dans la construction de l'histoire en elle-même. Et cet humour est tout en finesse, ce qui le met d'autant plus en valeur, à mon humble avis... Alexis Flamand arrive, à partir d'un simple couloir (qui s'étend sur des kilomètres certes), à mettre en place des situations vraiment drôles, et qui trouvent un écho dans la suite du roman.
C'est en effet pour moi le signe d'un roman de qualité : lorsque les parties du roman se répondent et que l'humour (lorsqu'il a lieu d'être comme ici) accompagne ces échos.

J'ai eu plaisir à retrouver les personnages que j'apprends petit à apprécier et à connaître. J'ai déjà mentionné le retour de Retzel le grand (ne le mettons pas en colère), mais chaque personnage fait montre d'une personnalité qui lui est propre, et j'ai eu plaisir à constater l'évolution de leurs rapports qui est aussi naturelle qui pourrait l'être celle des humains.

On s'attache de plus en plus aux personnages, et l'évolution de leurs rapports dans l'histoire crée certains moments où l'émotion est palpable et se transmet aux personnages. J'apprends ainsi petit à petit à discerner les rouages de pensée propres à chaque société, et c'est un exercice très intéressant à réaliser tant la cohérence psychologique des personnages est forte.
 
~ En Bref ~
Le monde que nous propose Alexis Flamand se révèle toujours autant rempli de surprises, et sortir à nouveau des hauts lieux d'Alamänder pour découvrir plus en détail certains éléments de ce continent, notamment le champ de céréales qui livre l'un des secrets de son origine. Il y a de l'action à revendre et qui ne connaît aucun temps mort. L'histoire est parfaitement maîtrisée sur le fond comme sur la forme.
 
Aranae pour La plume ou la vie - Lien direct vers l'article

Agenda

Prochaines dates :

Salon du Livre de Paris les 16 et 17 mars 2019

- Trolls et Légendes à Mons (Belgique) les 19, 20 et 21 avril 2019

- Imaginales à Épinal les 25 et 26 mai

A propos du Cycle

Les tomes du Cycle sont :

1. La Porte des Abysses

2. La Citadelle de Nacre

3. La Nef Céleste

10 bonnes raisons de lire Alamänder

- C'est encore mieux que Fantomette contre Sauron
- Vous voulez plagier un bouquin de Fantasy, pourquoi pas celui-là ?
- Vous aimez le blé carnivore
- Vous aimez les pieuvres en général
- Vous n'avez rien d'autre à faire pour le moment
- Vous êtes un adulte responsable, vous n'avez pas à vous justifier
- Vous voulez une excuse pour glander au boulot ( d'habitude vous lisez l'annuaire )
- Tellement de personnes disent du mal d'Alamänder que ça mérite le détour
- Vous êtes la cible d'un odieu chantage dont je suis l'instigateur pour vous obliger à le lire
- Vous ne le savez pas encore, mais vous allez mourir dans peu de temps. Pourquoi ne pas prendre les dernières minutes qui vous restent pour commencer un chouette bouquin ?

10 bonnes raisons de ne PAS le lire

- Vous êtes un canard, vous ne savez donc pas lire
- Vous êtes mort
- Votre belle-mère s'appelle Gisèle Alamänder
- Vous ne savez pas que ce roman existe et vous n'avez même pas internet, de toute façon
- Ça manque de sexe, de sang et de harengs
- Il n'y a pas de nain, de troll, de dragon, d'orque, de mort-vivant, d'elfe, d'elfe noir, d'elfe des forêts ni d'elfe des plages
- Je préfère SAS
(Oui, je sais, ça ne fait que 7 raisons. Vous ne pensez tout de même pas que je vais continuer à enfoncer mon bouquin, non ?)